Au Fil du Temps

PASSEE
4/5/17 - 4/6/17

L’exposition “Au Fil du Temps” est une rétrospective sur la vie d’Irina Ionesco mais aussi d’une artiste aux 40 ans de carrière. On retrouve un art qui a grandi et évolué depuis les femmes rêvées des années 70 jusqu’à l’univers énigmatique de la mode en 2010. Cependant, ce voyage à travers le temps n’efface en rien l’inspiration charnelle qui guide Irina Ionesco : l’érotisme.

Les Femmes Rêvées
“Ce qui m’inspire: la poésie décadente, les peintures symbolistes, les films hollywoodiens, les tragédies grecques, du kitch sublimé au sublime consacré. J’aime les paradis artificiels, la magie du faux luxe, celui qu’on invente, que l’on crée à travers les jeux des multiples miroirs imaginaires. Ainsi, l’on m’avait baptisée “The Rag Queen”, faiseuse de bonnes et mauvaises aventures. Mon antre, roulotte fantasmée, chambre reliquaire où coulissent les décors; tissus, bibelots, plumes et oiseaux, dentelles et soieries d’autrefois trouvés à travers les innombrables “chines” aux Puces de Paris, de Londres ou de New York. Objets précieux et objets illusoires qui, réinventés, deviennent les luxes suprêmes des Mille et Une Nuits. Il règne dans la chambre de quatre mètres sur cinq, un encombrement fait de mille coups de foudre.”

La Mode
“J’ai commencé à travailler pour la mode sollicitée par des émissaires et femmes stylistes. Mes livres dans leurs mains elles m’ont demandé de reproduire l’ atmosphère énigmatique et parfois ténébreuse où l’on s’y perd en cheminant vers la beauté, la volupté, l’extase et le rêve éveillé. Ainsi, dix ans durant j’ai collaboré avec des prestigieux magazines parmi lesquels : Stiletto, Above, Spoon, Dazed and Confused etc.. en mettant en scène les plus grands créateurs de mode. J’ai adoré entraîner dans mon univers les modèles d’agence devenues actrices de mon regard.”

L’Érotisme
“Toujours le corps est transcendé, intégré au sein de lieux insolites, peuplés d’objets de culte, où le rêve distille ses précieux pouvoirs. Toujours, les corps des femmes sont saisis par un monde onirique où elles traversent le miroir selon l’inspiration créée par leur état d’âme lié au mien. L’image surgit - se fixe - en sublimant la volupté et la vie liées aux funestes ténèbres qui appellent la mort. Un travail sur Éros et Thanatos.”